14/05/2017
Black Herald, nouveautés 2017
Black Herald Press
Mai 2017
À paraître
Réalisme total
Totální realismus
Egon Bondy
Poème traduit du tchèque par Eurydice Antolin
Black Herald Press, mai 2017 – 58 pages – 6 €
Ouvrage bilingue (tchèque-français)

Comme je suis le plus grand poète vivant
je songeais à la poésie
Qui se mesure à l’aune seule des secondes
que je passe dans l’impuissance
Egon Bondy (1930-2007), de son vrai nom Zbyněk Fišer, fut dans un premier temps poète, influencé par Dada et le surréalisme, puis prosateur et essayiste. Réalisme total, écrit en 1950 et d’abord publié clandestinement en 1951 par la maison d’édition fondée par Bondy et son ami Ivo Vodseďálek, marque la première rupture esthétique et poétique de son œuvre. Il devient également la figure tutélaire de l’underground tchèque des années 1970, quand nombre de ses textes sont repris par le groupe de musique The Plastic People of the Universe, et jusqu’à nos jours par d’autres musiciens tchèques proches de la musique expérimentale. Il a également influencé l’écrivain Bohumil Hrabal qui, de son propre aveu, s’est inspiré de son réalisme total pour écrire la prose total-réaliste Jarmilka (1952). Marginal inclassable et provocateur, Bondy reste aujourd’hui encore un personnage emblématique de la littérature tchèque.
https://blackheraldpress.wordpress.com/books/realisme-total-totalni-realismus-egon-bondy
Pour précommander l’ouvrage / to pre-order the book:
http://blackheraldpress.wordpress.com/buy-our-titles
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Derniers ouvrages parus
David Gascoyne et la fonction prophétique
Kathleen Raine
Traduit de l’anglais par Michèle Duclos
David Gascoyne and the Prophetic Role
Black Herald Press, mai 2017 – 118 pages – 9 €
Ouvrage bilingue – bilingual book

Après la publication de La vie de l’homme est cette viande, deuxième recueil de David Gascoyne (1916-2001), et de son poème radiophonique Pensées nocturnes, diffusé en 1955 par la BBC, Black Herald Press propose un essai consacré au poète et à son parcours si singulier. Dans ce texte paru en 1966 et jusqu’à présent inédit en français, la poète Kathleen Raine (1908-2003), par ailleurs héritière spirituelle de William Blake, rend hommage au cheminement poétique, littéraire et métaphysique de son ami David Gascoyne.
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The Return to Silence
and other poetical essays
Paul Stubbs
(on Baruch Spinoza, Friedrich Hölderlin, Simone Weil, Arthur Rimbaud, Yves Bonnefoy, and E. M. Cioran)
Black Herald Press – 138 pages – 12 €
‘For nearly two decades (or perhaps millennia) Paul Stubbs has been engaged in the task of imagining what lies beyond the imagination…there is no guardrail to this kind of project, no literary guide or physical limit, only exploration.’—Alice Oswald (The Poetry Review)
https://blackheraldpress.wordpress.com/books/thereturntosilence
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Pensées nocturnes / Night Thoughts
David Gascoyne
ouvrage bilingue – bilingual book
traduit de l’anglais par Michèle Duclos – Postface / Afterword by Roger Scott
Black Herald Press – 156 pages – 16 €
https://blackheraldpress.wordpress.com/books/pensees-nocturnes-night-thoughts-david-gascoyne
Pour commander les ouvrages
http://blackheraldpress.wordpress.com/buy-our-titles
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Marché de la Poésie, Paris
Black Herald Press participera au 35e Marché de la Poésie, du 7 au 11 juin 2017, place Saint-Sulpice (Paris Ve), stand 710, en compagnie des Carnets d’Eucharis & du Visage Vert.
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Black Herald Press
Paris • London
Black Herald Press publie une revue de littérature bilingue, des ouvrages de poésie et des essais.
Black Herald Press publishes a bilingual magazine, poetry books, and essays.
http://blackheraldpress.wordpress.com
08:10 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, anglophone, tchèque, francophone, bilingue, black herald press |
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09/05/2017
"Humour et liberté" en quatre actes
Didier Convard et Pascal Magnat, L’incroyable histoire du Canard enchaîné, Les arènes BD, 2016
Il est né en 1915, en réaction à la grande boucherie qui faisait crever « dans le sang, la boue et les excréments » des millions de jeunes hommes. « Les va-t-en guerre avaient préféré dire aux Poilus qu’ils se battaient pour la France plutôt que pour leur portefeuille ! On meurt plus facilement pour une noble cause, n’est-ce pas ? ». Au printemps 1915, donc, réunion au domicile de Jeanne et Maurice Maréchal : outre les hôtes, il y a là le couple Gassier et Victor Snell – le noyau fondateur du Canard enchaîné, dès le départ « journal humoristique paraissant tous les mercredis », alors largement amputé par Anastasie (la censure).
Pendant les cent années qui ont suivi, et qui ont vu le journal s’étoffer, prendre de l’ampleur, il y a eu les hauts et les bas que toute publication régulière peut connaître, il y a eu des changements – d’équipes bien sûr, d’objectifs parfois – il y a eu les constantes majeures : faire rire à « coups de bec dans le ventre replet des industriels et des banquiers, des pousse-au-crime, des va-t-en guerre et autres ganaches de tout poil… », et rester absolument indépendant : pas d’allégeance, pas d’obligations envers quelque groupe que ce soit, pas de publicité. Et il s’en est toujours sorti, grâce à ses lecteurs de plus en plus nombreux, même si les critiques ont souvent fusé : « Si d’aventure on s’arrête pour faire un brin de causette avec l’instituteur socialiste, voilà le métallo communiste qui vient nous tirer par les basques : “Hé, camarade, attention, vous vous compromettez avec le parti américain.” Et si l’on boit un coup avec le métallo communiste, on vous crie de toutes part : “Alors, quoi, vous êtes du parti russe ?” ». Et l’humour, bien sûr : dessins, textes, jeux de mots, « noix d’honneur » etc. Tout cela pour mieux dénoncer les abus des possédants et des politiques, les violences sociales, l’autoritarisme et, surtout à partir des années 1970, les « affaires ». À la satire s’ajoute l’opposition à la hiérarchie autosatisfaite, à l’hypocrisie, à la mauvaise foi, à la langue de bois, à l’arrogance, à l’enrichissement à tout prix, à la malhonnêteté… Liste à poursuivre ad libitum…
Ce n’est pas une histoire comme les autres. « Incroyable », elle l’est par son protagoniste d’abord, ce canard grâce à qui nombre d’injustices, de coups tordus et de scandales ont pu être révélés, voire déjoués ; par la forme choisie ensuite : un vrai roman graphique, scénario parfaitement construit, texte riche et détaillé, images vivantes et variées – un roman théâtral aussi, en quatre actes assurés par la « Compagnie des Cancaniers », avec ouverture de rideau, défilés des personnages, salut final des nombreux acteurs, un rideau qui se referme sur l’image éternellement rieuse de Cabu, évoquant les pages noires des attentats. Drôles, instructives, émouvantes, ces pages de grande Histoire racontent le premier siècle d’un palmipède qui n’a pas encore fini de faire rire dans les chaumières et pester dans les palais, et auquel on souhaite évidemment longue vie. Qu’il poursuive dans la bonne humeur et le bec toujours bien acéré son œuvre de salubrité morale, politique et sociale.
Jean-Pierre Longre
10:43 Publié dans Essai, Humour, Mots et images | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bande dessinée, francophone, le canard enchaîné, didier convard, pascal magnat, Éditions des arènes, jean-pierre longre |
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