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14/05/2017

Black Herald, nouveautés 2017

Black Herald Press

Mai 2017

 

À paraître

Réalisme total

Totální realismus

Egon Bondy

Poème traduit du tchèque par Eurydice Antolin

Black Herald Press, mai 2017 – 58 pages – 6 €

Ouvrage bilingue (tchèque-français)

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Comme je suis le plus grand poète vivant

je songeais à la poésie

Qui se mesure à l’aune seule des secondes

que je passe dans l’impuissance

Egon Bondy (1930-2007), de son vrai nom Zbyněk Fišer, fut dans un premier temps poète, influencé par Dada et le surréalisme, puis prosateur et essayiste. Réalisme total, écrit en 1950 et d’abord publié clandestinement en 1951 par la maison d’édition fondée par Bondy et son ami Ivo Vodseďálek, marque la première rupture esthétique et poétique de son œuvre. Il devient également la figure tutélaire de l’underground tchèque des années 1970, quand nombre de ses textes sont repris par le groupe de musique The Plastic People of the Universe, et jusqu’à nos jours par d’autres musiciens tchèques proches de la musique expérimentale. Il a également influencé l’écrivain Bohumil Hrabal qui, de son propre aveu, s’est inspiré de son réalisme total pour écrire la prose total-réaliste Jarmilka (1952). Marginal inclassable et provocateur, Bondy reste aujourd’hui encore un personnage emblématique de la littérature tchèque.

 

https://blackheraldpress.wordpress.com/books/realisme-total-totalni-realismus-egon-bondy

Pour précommander l’ouvrage / to pre-order the book:

http://blackheraldpress.wordpress.com/buy-our-titles

 

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 Derniers ouvrages parus

 

David Gascoyne et la fonction prophétique

Kathleen Raine

Traduit de l’anglais par Michèle Duclos

David Gascoyne and the Prophetic Role

Black Herald Press, mai 2017 – 118 pages – 9 €

Ouvrage bilingue – bilingual book

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Après la publication de La vie de l’homme est cette viande, deuxième recueil de David Gascoyne (1916-2001), et de son poème radiophonique Pensées nocturnes, diffusé en 1955 par la BBC, Black Herald Press propose un essai consacré au poète et à son parcours si singulier. Dans ce texte paru en 1966 et jusqu’à présent inédit en français, la poète Kathleen Raine (1908-2003), par ailleurs héritière spirituelle de William Blake, rend hommage au cheminement poétique, littéraire et métaphysique de son ami David Gascoyne.

 

https://blackheraldpress.wordpress.com/books/david-gascoyne-et-la-fonction-prophetique-kathleen-raine

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The Return to Silence

and other poetical essays

Paul Stubbs

 (on Baruch Spinoza, Friedrich Hölderlin, Simone Weil, Arthur Rimbaud, Yves Bonnefoy, and E. M. Cioran)

Black Herald Press – 138 pages – 12 €

 

‘For nearly two decades (or perhaps millennia) Paul Stubbs has been engaged in the task of imagining what lies beyond the imagination…there is no guardrail to this kind of project, no literary guide or physical limit, only exploration.’—Alice Oswald (The Poetry Review)

 

https://blackheraldpress.wordpress.com/books/thereturntosilence

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Pensées nocturnes / Night Thoughts

David Gascoyne

ouvrage bilingue – bilingual book

traduit de l’anglais par Michèle Duclos – Postface / Afterword by Roger Scott

Black Herald Press – 156 pages – 16 €

 

https://blackheraldpress.wordpress.com/books/pensees-nocturnes-night-thoughts-david-gascoyne

 

Pour commander les ouvrages

http://blackheraldpress.wordpress.com/buy-our-titles

 

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Marché de la Poésie, Paris

 

Black Herald Press participera au 35e Marché de la Poésie, du 7 au 11 juin 2017, place Saint-Sulpice (Paris Ve), stand 710, en compagnie des Carnets d’Eucharis & du Visage Vert.

http://www.marche-poesie.com/

 

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Black Herald Press
Paris • London

Black Herald Press publie une revue de littérature bilingue, des ouvrages de poésie et des essais.
Black Herald Press publishes a bilingual magazine, poetry books, and essays.

http://blackheraldpress.wordpress.com

 

 

23/11/2016

« Mégalométropolis »

poésie, anglophone, David Gascoyne, Michèle Duclos, Roger Scott, black herald press David Gascoyne, Pensées nocturnes, ouvrage bilingue – bilingual book, traduit de l’anglais par Michèle Duclos. Postface / Afterword by Roger Scott, Black Herald Press, 2016

Après la parution en français de La vie de l’homme est cette viande (Man’s Life Is This Meat) de David Gascoyne (1916-2001), dont on fête cette année le centenaire de la naissance, Black Herald Press propose une édition bilingue de son poème radiophonique, Pensées nocturnes, diffusé en 1955 par le Third Programme de la BBC. Au sommaire : le poème en trois volets (« Les Veilleurs de Nuit », « Carnaval Mégalométropolitain », « Rencontre avec le Silence »), « Le Poète et la Ville » (1981), essai de Gascoyne inédit en français, et une postface de Roger Scott – ami, archiviste, éditeur du poète et spécialiste de son œuvre ; le tout dans une traduction de Michèle Duclos.

After the publication of a bilingual edition of Man’s Life Is This Meat (La vie de l’homme est cette viande) by David Gascoyne (1916-2001), the centenary of whose birth is celebrated this year, Black Herald Press releases a bilingual edition of his radiophonic poem Night Thoughts, broadcast in 1955 by the Third Programme (BBC). This book includes the three-part poem (‘The Nightwatchers’, ‘Megalometropolitan Carnival’, ‘Encounter with Silence’), an essay by Gascoyne ‘The Poet and the City’ (1981), and an afterword by Roger Scott—a friend, archivist, and editor of the poet, and a specialist of his work; French translation by Michèle Duclos.

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Diffusé en 1955 par le Third Programme de la BBC et publié en 1956 en Grande-Bretagne, Pensées nocturnes, poème radiophonique pour plusieurs voix de David Gascoyne (1916-2001), se présente comme une déambulation en trois volets dans une ville nocturne – en l’occurrence, Londres – qui revêt des formes multiples : cité réelle, rêvée et assoupie, puis fantasmagorique et hallucinatoire, enfer souterrain et ultra-mécanisé, enfin silencieuse et apaisée, rendue à la Nature, à l’espoir et à la renaissance. Partant du thème de la Cité primitive et mythique devenue « Mégalométropolis », le poète dépeint tant « le vide éthique qui est au cœur de notre monde » que la figure du Solitaire perdu dans la multitude, tantôt « privé d’âme et d’individualité », tantôt luttant pour préserver son humanité. À travers cette exploration tour à tour tragique, satirique et existentielle de la Ville, le poète entend aborder « la nuit spirituelle » inextricablement liée à la civilisation moderne et souligner sa quête incessante de lumière, seule capable « d’écarter l’obscurité du Vide », pour citer Roger Scott, et de nous permettre d’accéder à une « solitude partagée ». En complément, deux textes, l’un de David Gascoyne, « Le Poète et la Ville », l’autre de Roger Scott, en postface, retracent la genèse de ce triptyque poétique et ses influences, parmi lesquelles les « Villes » de Rimbaud, le Paradis perdu de Milton, l’Enfer de Dante, ou encore La Terre vaine de T. S. Eliot.

David Gascoyne, l’un des grands poètes britanniques du xxe siècle, est l’auteur de plusieurs recueils – dont Roman Balcony, paru alors qu’il n’a que 16 ans, La vie de l’homme est cette viande, La Folie de Hölderlin et Poems, 1937-42. Dès 1933, lors de ses séjours en France, il fréquente de nombreux artistes et écrivains (Breton, Dalí, Ernst, Éluard…) avant de lier amitié avec Benjamin Fondane et Pierre Jean Jouve. D’abord influencé par le surréalisme (on lui doit le premier ouvrage en anglais consacré à ce mouvement et la traduction des Champs magnétiques de Breton et Soupault), Gascoyne s’en détachera pour se consacrer à une poésie humaniste et spirituelle. Son œuvre, d’une originalité saisissante et visionnaire, est marquée par une profonde angoisse existentielle, empreinte d’un mysticisme prophétique et tourmenté.

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Broadcast in 1955 by the Third Programme (BBC) and published in Great-Britain in 1956, Night Thoughts, a radiophonic poem by David Gascoyne, is a three-part quest in a nocturnal city—in this case, London—which dons various forms: a real, dreamed, and sleeping city, then a phantasmagorical and hallucinatory one, like an underground and mechanized inferno, and lastly silent and appeased, restored to Nature, hope and rebirth. Taking as a starting point the theme of the primaeval and mythic City turned into a “Megalometropolis”, the poet depicts “the ethical emptiness at the core of our…world” as well as the figure of the Solitary, either “soulless” and “devoid of all individuality”, or struggling to preserve his humanity. Through this alternately tragic, satirical, and existential exploration, the poet intends to confront the “spiritual night” inextricably associated with modern civilisation and insists on “his constant search for the light to displace the darkness of the Void” (as Roger Scott writes in his afterword), a search that may allow us to reach “a shared solitude”. This book comprises two additional texts, “The Poet and the City” by David Gascoyne and an afterword by Roger Scott: they unveil the genesis of this poetical triptych and its influences—among them the “Villes” texts by Rimbaud, Milton’s Paradise Lost, Dante’s Inferno, and T. S. Eliot’s The Waste Land.

David Gascoyne (1916-2001), one of the great British poets of the 20th century, is the author of several collections—Roman Balcony, published when he was only 16 years old, Man’s Life Is This Meat, Hölderlin’s Madness and Poems, 1937-42, while his New Collected Poems, edited and introduced by Roger Scott, was released in 2014 (Enitharmon Press). From 1933 onwards, while staying in France, he met many artists and writers (Breton, Dali, Ernst, Éluard...) before befriending the Romanian-French poet and philosopher Benjamin Fondane and the French poet Pierre Jean Jouve. At first influenced by Surrealism (he wrote the first book in English dedicated to this movement and translated into English The Magnetic Fields by Breton and Soupault), by the late 1930s Gascoyne distanced himself from it and began to write a more humanistic and spiritual poetry. Imbued with a startling and visionary originality, his work is marked by a deep existential angst while being fraught with a prophetic, tormented mysticism.

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Black Herald Press
https://blackheraldpress.wordpress.com/books/pensees-noct...  

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21/09/2016

Une voix « autre »

Poésie, anglophone, Michael Lee Ratigan, Blandine Longre, Black Herald PressMichael Lee Ratigan, Hiraeth, recueil bilingue traduit de l’anglais par Blandine Longre, Black Herald Press, 2016 

‘Poetry is the other voice’, wrote Octavio Paz, referring to what is re-created in silence, beyond history, and to what governs man’s conversations and etymological thrusts. Michael Lee Rattigan also has been seeking to pinpoint that ‘other’ voice, as each of his poems seems to exist only to advancesilence, or at least our unmediated access to it—for this poet does not shape a merely verbal language, but establishes an impalpable syntax of listening. In this collection, he succeeds in crossing what the poet Philippe Jaccottet described as ‘the unique uncrossable space’, a no-place of conflicting truths, a living territory of the soul and of the poetic mind, on which the imagination can be projected anew.

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« La poésie est l’autre voix », écrivait Octavio Paz, faisant référence à ce qui est recréé en silence, au-delà de l’histoire, à ce qui régit les discours et les élans étymologiques de l’humain. Michael Lee Rattigan s’efforce lui aussi de localiser cette voix « autre », et chacun de ses poèmes ne semble exister que pour accroître le silence – ou du moins pour nous permettre d’y accéder directement ; car le poète ne se contente pas de modeler un langage verbal, mais bâtit également une syntaxe impalpable de l’écoute. Dans ce recueil, il réussit à franchir ce que Philippe Jaccottet appelle « l’unique espace infranchissable », un non-lieu de vérités conflictuelles, territoire vivant de l’âme et de l’esprit poétique sur lequel l’imagination peut se projeter et se renouveler.

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précommander l’ouvrage / pre-order the book

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Michael Lee Rattigan has lived and taught in Mexico and Spain, and translated the complete collection of Fernando Pessoa’s Alberto Caeiro Poems (Rufus Books, 2007). More translations have appeared in The Los Angeles Review, Asymptote Magazine, The Black Herald, The Fiend Journal, and in Selected Writings of César Vallejo (ed. Joseph Mulligan, Wesleyan University Press, 2015). His poetry collection Liminal was published in 2012 (Rufus Books).

Michael Lee Rattigan est poète et traducteur. Plusieurs traductions ont paru dans The Los Angeles Review, Asymptote Magazine, The Black Herald, The Fiend Journal, et dans l’anthologie Selected Writings of César Vallejo (éd. Joseph Mulligan, Wesleyan University Press, 2015). Un précédent recueil de poèmes, Liminal, a paru en 2012 (Rufus Books).

https://blackheraldpress.wordpress.com 

02/06/2016

Black Herald Press


Du 8 au 12 juin, Black Herald Press sera au Marché de la poésie, place Saint-Sulpice, 75006 Paris. Stand 710, en compagnie du Visage Vert et des Carnets d'Eucharis.

Poésie, francophone, anglophone, Black Herald Press, Marché de la poésie, Les éternels FMR

 

Présence aussi du 3 au 13 juin au festival Les Éternels FMR, Halle Saint-Pierre, 2 rue Ronsard, 72018 Paris.

Poésie, francophone, anglophone, Black Herald Press, Marché de la poésie, Les éternels FMR

 

 

http://poesie.evous.fr

https://www.evensi.fr/les-eternels-fmr-de-juin-halle-sain...

https://blackheraldpress.wordpress.com

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16/02/2016

« Un poète français qui écrit en anglais »

Poésie, anglophone, surréalisme, David Gascoyne, Blandine Longre, Wille Stone, Black Herald PressDavid Gascoyne, La vie de l’homme est cette viande, Black Herald Press éditions, janvier 2016, recueil bilingue traduit de l’anglais par Blandine Longre, avec des autotraductions de David Gascoyne
Postface de Will Stone

Man’s Life Is This Meat
bilingual book
Afterword by Will Stone

Pour commander l’ouvrage : https://blackheraldpress.wordpress.com/buy-our-titles

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David Gascoyne (1916-2001), l’un des grands poètes britanniques du XXe siècle, est l’auteur de plusieurs recueils – dont Roman Balcony, le premier, paraît alors qu’il n’est âgé que de 16 ans. Il lit très tôt Rimbaud et les surréalistes, puis, à partir de 1933, lors de ses séjours en France, fréquente de nombreux artistes et écrivains (dont Breton, Dalí, Ernst, Éluard…) avant de lier amitié avec Benjamin Fondane, qui lui fera découvrir la philosophie de Léon Chestov, et avec Pierre Jean Jouve, dont l’œuvre le marquera durablement et à laquelle il devra la découverte de Hölderlin. D’abord influencé par le surréalisme (on lui doit le premier ouvrage en anglais consacré au surréalisme français ainsi que le « Premier Manifeste Anglais du Surréalisme »), Gascoyne s’en détache dès la fin des années 1930 pour se consacrer à une poésie à tendance humaniste et spirituelle (Breton lui-même, jugeant ses écrits trop « catholiques », l’« excommuniera » du groupe des surréalistes en 1947). Le recueil Man’s Life Is This Meat, publié en mai 1936 et proposé pour la première fois en français dans son intégralité (le complète un choix de poèmes écrits à la même époque, dont certains traduits par Gascoyne lui-même), appartient bien à la période surréaliste de David Gascoyne, mais témoigne déjà d’une originalité saisissante et d’une imagination hors du commun : marqué par une profonde angoisse existentielle, il comprend des poèmes sculpturaux, crépusculaires, empreints d’un mysticisme prophétique et tourmenté qui participe de l’œuvre visionnaire à venir.

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Poésie, anglophone, surréalisme, David Gascoyne, Blandine Longre, Wille Stone, Black Herald PressDavid Gascoyne (1916-2001), one of the great British poets of the 20th century, is the author of several collections—the first one, Roman Balcony, was published when he was only 16 years old; still in his teens, he began to read Rimbaud and the Surrealists, then, from 1933 onwards, while staying in France, he met a number of artists and writers (Breton, Dali, Ernst, Éluard…) before befriending Benjamin Fondane (through whom he discovered the philosophy of Léon Chestov) and the French poet Pierre Jean Jouve, whose work made a deep impression on him—thanks to this writer, Gascoyne discovered Hölderlin’s work. At first influenced by Surrealism (he wrote the first book in English dedicated to this French movement and the “First Manifesto of English Surrealism”), Gascoyne moved away from it by the late 1930s to write a more humanistic and spiritual poetry (Breton himself, judging his writings too “catholic”, “excommunicated” him from the surrealist group in 1947). Man’s Life Is This Meat, a collection published in May 1936 and presented here for the first time in French in its entirety (in addition with a selection of other poems that Gascoyne self-translated), certainly belongs to his surrealist period, but also bears testimony to his already startling originality and rare imagination: marked by a deep existential angst, it includes sculptural and crepuscular poems, fraught with a prophetic, tormented mysticism which heralds his future visionary work.

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Beyond that savage pretence of knowledge
Beyond that posture of oblivious dream
Into the divided terrain of anguish
Where one walks with bound hands
Where one walks with knotted hair
With eyes searching the zenith
Where one walks like Sebastian

(«Purified Disgust»)

Au-delà de ce simulacre sauvage du savoir
Au-delà de cette posture de rêve oublieux
Dans le terrain morcelé de l’angoisse
Où l’on marche les mains liées
Où l’on marche les cheveux emmêlés
En fouillant des yeux le zénith
Où l’on marche comme Sébastien

(« Dégoût Purifié » 1935)

But the last head is safe in its vegetable dome:
The last head is wrapped in its oiled silk sheath,
While the pale tepid flame of its ichorous brain
Consumes all its body’s dry shells.

(«The Last Head»)

Mais la dernière tête est à l’abri dans son dôme végétal :
La dernière tête est enveloppée dans son fourreau de soie huilée,
Tandis que la flamme tiède et pâle de son cerveau ichoreux
Consume toutes les coquilles sèches de son corps.

(« La Dernière Tête » 1936)

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« David is not an English poet, he is a French poet writing in English. »
Philippe Soupault about David Gascoyne (in conversation with Kathleen Raine)

« David n’est pas un poète anglais, mais un poète français qui écrit en anglais. »
Philippe Soupault à propos de David Gascoyne (lors d’une conversation avec Kathleen Raine)

02/06/2015

Une revue, deux livres, trois volumes…

Les publications du Black Herald, printemps 2015

Le Black Herald sera présent au Marché de la Poésie, Place Saint-Sulpice, Paris 6ème, du 10 au 14 juin 2015.

 

Poésie, essai, récit, francophone, anglophone, Anne-Sylvie Salzman, Blandine Longre, Paul Stubbs, Black Herald PressThe Black Herald n° 5
Literary magazine – Revue de littérature

Issue #5 – Spring 2015  – printemps 2015
160 pages – 15€  – ISBN 978-2-919582-12-9 (ISSN 2266-1913)

With / avec David Gascoyne, Olive Moore, Egon Bondy, Rosemary Lloyd, Pierre Cendors, Andrew Fentham, Peter Oswald, Charles Nodier, Alistair Ian Blyth, Emil Cioran, Bensalem Himmich, Paul Stubbs, Eurydice Antolin, Afonso Cruz, Heller Levinson, Anne-Sylvie Homassel, Philippe Annocque, David Spittle, Cécile Lombard, Jos Roy, Michael Lee Rattigan, Yves et Ada Rémy, Victor Segalen, César Vallejo, Anthony Seidman, Edward Gauvin, Blandine Longre.

Interview with Emil Cioran / Entretien (inédit) avec Emil Cioran.

Contents & contributors / Sommaire et contributeurs 

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The Black Herald’s editors are  Paul Stubbs and Blandine Longre.
Comité de Rédaction : Paul Stubbs et Blandine Longre.

To order the issue / Pour commander le numéro

 

 

Poésie, essai, récit, francophone, anglophone, Anne-Sylvie Salzman, Blandine Longre, Paul Stubbs, Black Herald PressDITS DES XHUXHA’I

ANNE-SYLVIE SALZMAN

Tales of the xhuxha’i
bilingual book
translated from the French by the author

recueil bilingue
Black Herald Press, mai 2015
58 pages – 9 €  – ISBN 978-2-919582-11-2

 

« La femme (la xhuxha’i) se retire dans la hutte menstruelle.

Médite le monde.
Elle reviendra dans un corps fait de sang. »

Au fil de contes, de chants, de témoignages mais aussi de quelques malédictions, Anne-Sylvie Salzman, en ethnologue de l’imaginaire, sonde les mœurs et les corps des femmes xhuxha’i – qui parlent aux bêtes, peignent les pierres de leurs menstrues et qui, selon les khyang, auraient pour déesse une matrice séchée. Dits des xhuxha’i esquisse entre les mots la fresque fabuleuse, atemporelle, d’une peuplade dont la chair mythique et immatérielle, à mesure que l’on pense en pénétrer le cœur et l’opaque nature, ne cesse de se dérober à nous ainsi qu’à toute interprétation raisonnée.

 

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“The woman (the xhuxha’i) takes herself to the menstrual shack.
Broods over the world.

She will come back in a body made of blood.”

Through various tales, songs, eyewitness accounts and a few curses, Anne-Sylvie Salzman, as an ethnologist of the imaginary, explores the customs and the bodies of the xhuxha’i women—who talk to beasts, paint stones with their menstrual blood and whose goddess, according to the khyang, is a dried womb. Tales of the xhuxha’i outlines the legendary portrait of a timeless tribe and its mythical, immaterial flesh—whose core and opaque nature we imagine we can grasp, yet which constantly evades us, escaping any reasoned interpretation.

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Poésie, essai, récit, francophone, anglophone, Anne-Sylvie Salzman, Blandine Longre, Paul Stubbs, Black Herald PressCOSMOGRAPHIA
& other poems

 

BLANDINE LONGRE 

with an introduction by Paul Stubbs

Black Herald Press, may 2015
70 pages – 9 €  – ISBN 978-2-919582-10-5

 

These poems are ploughing new territories outside of the compulsion to portray any particular emotion or feeling, for what each of them demands of itself is not just ‘expression’ or an escape from expression, but to uproot the very trunk of the language which has already outgrown such things. Blandine Longre, in carving away at the object of the idol of her own primordial will, draws blood fresh from the fingertips of any reader who might happen to pick up and inspect the rough-hewn contours of her truest self—that is from the detritus of each imaginary torso-in-the-making that may float inside of our brains soon after reading her: ‘senses maddened into bone-tales distold: / fronting the words of thick-wet / their loose skeleton only savant mimicry’. (Paul Stubbs)

 

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13/11/2014

« Chercher la réponse »

Poésie, anglophone, Gregory Corso, Blandine Longre, Paul Stubbs, Kirby Olson, Black Herald Press, Jean-Pierre LongreGregory Corso, Le joyeux anniversaire de la mort / The Happy Birthday of Death, édition bilingue de poèmes choisis, traduits de l’anglais par Blandine Longre. Introduction de Paul Stubbs, postface de Kirby Olson, Black Herald Press, 2014 

Gregory Corso (1930-2011), poète de la « Beat Generation » (celle d’Allen Ginsberg, Jack Kerouac et William S. Burroughs), est aussi “un iconoclaste capable de détruire ou de se soustraire à tout système de pensée, à tout système critique », selon les mots de Kirby Olson. Poète singulier, qui a donc un cheminement propre, non sans rapports avec son destin particulier. C’est en prison qu’il découvre la littérature et l’écriture, et tout au long de « sa vie chaotique », c’est la poésie qui l’a soutenu – sinon fait vivre.   

Le volume bilingue publié par Black Herald Press, qui donne un large choix de textes tirés de The Happy Birthday of Death, un recueil écrit lorsqu’il vivait à Paris et publié en 1960, contribue à faire apprécier un poète jusque-là méconnu en France, puisque son œuvre n’y a été traduite et publiée que sporadiquement, par courts échantillons, peut-être à cause de cette originalité qui le caractérise, entre tradition et modernisme, entre classicisme et surréalisme. Paul Stubbs le précise dans son introduction : « Bien qu’il ait toujours été un poète moderne, voire enraciné dans son époque, Corso demeure avant tout un « ancien », doté d’une conscience pré-mythique, d’un mode d’expression pré-cognitif et, en fin de compte, excentrique » ; et les textes choisis sont une probante et belle illustration du caractère parfois surprenant d’une écriture qui « s’évertuait à atteindre les limites de l’imagination ».

Il y a du vagabondage dans cette écriture, qui évoque ici et là la Crète, Rome, Paris, L’Odyssée (mais tout de même, « Ulysse est mort », lui qui « aveugla créature d’immortalité ») ; il y a aussi du désespoir, du moins momentanément, dans les évocations de la mort et de la guerre, ou dans le constat du vide :

         « Il n’y a pas de nous, il n’y a pas de monde, pas d’univers,

         il n’y a pas de vie, pas de mort, pas de néant – rien n’a de sens,

         et ceci aussi est mensonge – Ô maudite année 1959 ! »

Mais cela n’exclut ni l’humour (celui, par exemple, des « Poètes auto-stoppeurs sur l’autoroute ») ni l’ironie sociale que manie le long poème intitulé « Mariage » et qui commence par une série de questions : « Devrais-je me marier ? Devrais-je être bon garçon ? / Sidérer la jeune voisine avec mon complet de velours et ma cagoule faustienne ? »

Questions en suspens – et heureusement, car, on le sait, la poésie est aux antipodes de la certitude :

                            « La poésie c’est chercher la réponse

                            La joie c’est savoir qu’une réponse existe

                            La mort c’est connaître la réponse ».

Jean-Pierre Longre

http://blackheraldpress.wordpress.com

05/06/2014

Le "grain minéral" des mots

Poésie, francophone, Jos Roy, Blandine Longre, Paul Stubbs, Black Herald Press, Jean-Pierre LongreJos Roy, De suc & d’espoir. Édition bilingue, traduction anglaise de Blandine Longre et Paul Stubbs (With Sap & Hope), Black Herald Press, 2014. 

L’espoir, c’est celui du voyage, démarrant par un alexandrin plein de promesses, posé là comme en guise de prologue, appelant le « précipité des voix & des dieux ». Le suc, c’est celui du « grain minéral » des mots, des « strates fines », du « roc fondu », des « cris-paroles ». C’est du moins ce que les vingt textes du recueil, dont les squelettes percent sous « la très fine / épaisseur d’histoire / l’infime épaisseur du lieu », laissent entrevoir dans leur « souffle creusé ».

La poésie de Jos Roy est à la fois très concrète, dans sa forme et dans son contenu, et tout en nuances, en allusions et en silences (d’où le mérite et l’utilité textuelle de la traduction en une autre langue). L’auteur joue manifestement avec les diverses possibilités de la typographie, les blancs qui s’allongent entre les mots, les ralentissements et accélérations, les rythmes visuels et sonores, les échos proches et lointains – comme en une poésie de l’oralité, comme en une écriture vocale. Et les évocations de la nature (minérale, animale, végétale, cosmique), parfois brisées par la violence de la vie (« le sang coule », « le cri frappe ») ne sont pas innocentes ; si « pour certains seul le printemps est digne de parole », d’autres le soupçonnent d’être « la saison des serments et des gorges tranchées ».

Rien n’est acquis, rien n’est simple. Si « on conçoit un / lieu commun », loin des clichés rassurants, il aura quelque chose à voir avec la sauvagerie et l’exil. Le langage poétique de Jos Roy, dans sa complexité, sa densité, dans ses spirales, ses allers-retours, nous rappelle que le « voyage », s’il vaut la peine d’être vécu, n’est pas toujours de tout repos, et qu’il faut compter avec « la valeur brute du chant ».

Jean-Pierre Longre

http://blackheraldpress.wordpress.com  

Black Herald Press sera présent au 32e Marché de la Poésie
Place Saint-Sulpice
Paris 6ème

du mercredi 11 au dimanche 15 juin 2014.

 

Voir : http://blackheraldpressblog.wordpress.com/2014/05/15/marc...

22/04/2014

Vient de paraître… Jos Roy

Poésie, Jos Roy, Blandine Longre, Paul Stubbs, Black Herald PressJos Roy, De suc & d’espoir / With Sap & Hope , Poèmes choisis, recueil bilingue français - anglais, traduction de Blandine Longre et Paul Stubbs, Black Herald Press 

Présentation de l’éditeur :

Si la poésie de Jos Roy nous confronte à la difficulté et au paradoxe, il faut dire aussi qu’elle déploie un mode d’expression empreint d’une absorption inaliénable, essentielle. Mystérieux, tant sur le plan génétique qu’étymologique, ses poèmes pourtant s’éclaircissent pleinement, imprégnés de secousses surnaturelles et d’élans de pensées qui restent encore à discerner. Rien n’y est vague cependant, rien n’y est laissé au hasard. Ces textes englobent tout ce qui, au cœur du langage, échappe à l’expérience humaine et nous en sépare ; et tandis que la puissance et l’éloquence de chaque poème découlent de tumultes verbaux et syntaxiques latents, les dialogues elliptiques surviennent d’entre les mots, d’entre les images, révélant une voix d’une pureté et d’une complexité comparables à celles de la prière. Jos Roy préserve sa parole en effaçant ce qui, selon le temps linéaire, renonce aux accrétions et aux attachements du soi – ainsi s’abandonnant, et s’adressant directement à nous d’une voix désincarnée qui finit par se détacher de l’âme pour flotter vers un lieu intemporel « où le monde claque net / comme un chant de bataille / où chaque ombre bascule vers sa clairvoyance ».

If the poems of Jos Roy confront us with difficulty and paradox, then they also develop a mode of utterance replete with the essence of an inalienable raptness. Both genetically and etymologically cryptic, the poems unravel full of unworldly jolts and as yet undiagnosed pulses of thought. Nothing in them though is vague, nothing left to chance. They encompass all of what in language escapes and separates us from human experience; and while the power and pathos in each poem arises via latent and syntactical word-storms, the elliptical dialogues occur in-between word and word, image and image, to reveal to us a voice as pure and complex as that of prayer. Jos Roy preserves her voice by effacing what, in linear time, renounces the accretions and attachments of selfhood; thus she gives up herself and speaks to us directly in a disembodied voice, one that floats free finally of the soul, to arrive at a point in no-time ‘where the world snaps neatly / like a war song / where every shadow collapses towards its own clear-sightedness’.

*

Jos Roy est née à Bidart, village côtier basque, il y a maintenant longtemps. Parents basque et gascon, charnégou comme on dit, sang-mêlée marginale. Des études diverses. Des professions en passant. De la lecture. De l’écriture. Publications dans quelques revues (The Black HeraldDiptyqueLes Carnets d’Eucharis…) ; participation à des ouvrages collectifs locaux ; dans le monde flottant des blogs, risque une empreinte régulière.

Jos Roy is a poet who lives in the French Basque region. Her writing has appeared in various magazines (The Black HeraldDiptyqueLes Carnets d’Eucharis…).

 

Black Herald Press, avril 2014
54 pages - 10 € / £8 / $14 / ISBN  978-2-919582-08-2

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17/11/2013

Le messager noir, quatrième galop

revue, anglophone, francophone, poésie, nouvelle, essai, blandine longre, paul stubbs, black herald pressThe Black Herald – nr 4, octobre 2013, Black Herald Press

Poèmes, proses, essais, photographies : le nouveau numéro de la revue bilingue (et même multilingue, en l’occurrence) offre un choix toujours exigeant, toujours gratifiant, et d’une haute tenue constante.

With / avec Steve Ely, Pierre Cendors, Edward Gauvin, Paul B. Roth, Jean-Pierre Longre, Rosemary Lloyd, Boris Dralyuk, Paul Stubbs, Georgina Tacou, John Lee, Cristián Vila Riquelme, Philippe Muller, Michael Lee Rattigan, Desmond Kon Zhicheng-Mingdé, Vasily Kamensky, David Shook, Oliver Goldsmith, Michel Gerbal, Gary J. Shipley, Anthony Seidman, Fernando Pessoa, Cécile Lombard, Anne-Sylvie Salzman, Heller Levinson, Jorge Ortega, Blandine Longre et des essais sur / and essays about Robert Walser, Arthur Rimbaud, Raymond Queneau, E.M. Cioran. 

Images: Raphaël Lugassy, Pierre Cendors. 

Design: Sandrine Duvillier.

The Black Herald
Literary magazine – Revue de littérature

Issue #4 – October 2013 - Octobre 2013
160 pages – 15€ / £12.90 / $20 – ISBN 978-2-919582-06-8 (ISSN 2266-1913)

Poetry, short fiction, prose, essays, translations.
Poésie, fiction courte, prose, essais, traductions.

now available / disponible
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The Black Herald’s editors are  Paul Stubbs and Blandine Longre.
Comité de Rédaction : Paul Stubbs et Blandine Longre.

Contents / Sommaire

Contributors / Contributeurs

 

An interview with Paul Stubbs in Bookslut (October 2012)

Un article paru dans Recours au Poème  (Octobre 2013)

 

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17/09/2013

« De l’autre côté du langage »

Poésie, anglophone, W. S. Graham, Anne-Sylvie Homassel, Blandine Longre, Michael Snow, Paul Stubbs, Black Herald Press, Jean-Pierre LongreW. S. Graham, Les Dialogues obscurs / The Dark Dialogues, poèmes choisis traduits de l’anglais par Anne-Sylvie Homassel et Blandine Longre. Introduction de Michael Snow, postface de Paul Stubbs. Black Herald Press, 2013.

William Sydney Graham (1918-1986) est considéré comme l’un des grands poètes britanniques du XXe siècle, mais n’avait jusqu’à présent jamais été publié en français (hormis quelques textes dans des revues). Les éditions Black Herald Press font donc œuvre salutaire avec ce volume bilingue de poèmes (bien) choisis. Selon Paul Stubbs, d’ailleurs, si cette publication est d’abord destinée à faire connaître cette œuvre aux lecteurs français, elle doit aussi permettre au poète « de se libérer de certaines comparaisons littéraires des plus superflues »… Propos quelque peu polémique mais pertinent, qui insiste sur le fait que la traduction est une mutation, une réadaptation de la poésie dans une langue différente, qui lui permet de sortir de son « insularité ». C’est en cela, aussi, que la confrontation des deux versions (anglaise et française) est bien venue.

L’ouverture et l’élargissement du travail poétique sont d’ailleurs revendiqués par Graham lui-même, dans ses « Notes sur une poésie de la libération » ici reproduites. Pour lui, « le poème est plus que l’intention du poète ». « Pour chaque individu il prend une vigueur nouvelle. C’est le lecteur qui le ramène à la vie et il participe à la transformation du lecteur ».

Fort de ces considérations, et de la présentation faite par Michael Snow (ami du poète, décédé trop tôt pour voir cette parution), le lecteur peut pénétrer dans le monde de W. S. Graham, se glisser peut-être « entre moi et cet environnement qui m’envahit de toute part », et composer avec l’apparente obscurité (que le titre du recueil ne dément pas) de certains textes, qui conduisent « de l’autre côté / Du langage ». Il s’agit d’être à l’écoute (« Je laisse ceci à ton oreille pour quand tu t’éveilleras »), de savoir être « réceptif » :

                            « Ces fragments que j’envoie voyager

                            Les reçois-tu ? Hélas,

                            Je ne le sais pas, ne sais pas davantage

                            Si l’on m’entend ici. ».

Alors, comme l’espère le poète, le lecteur « ramène » le sens des mots « à la vie » :

                                      « Imagine une forêt

                                      Une vraie forêt

                            Tu y marches et elle soupire

                            Autour de toi là où tu vas dans une profonde

                            Ballade à la frontière d’un temps

                            Où il te semble avoir déjà marché. ».

Laissons déambuler le poète, et tentons de marcher sur ses traces, chacun à son rythme, chacun à son pas.

Jean-Pierre Longre

 

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03/11/2012

Le numéro trois est arrivé !

Revue, anglophone, francophone, poésie, nouvelle, essai, Blandine Longre, Paul Stubbs, black herald pressThe Black Herald – 3


Literary magazine – Revue de littérature

Issue #3 – September 2012 - Septembre 2012
190 pages – 15€ / £13 / $19 – ISBN 978-2-919582-04-4

Poetry, short fiction, prose, essays, translations.
Poésie, fiction courte, prose, essais, traductions.

 

 

Now available

Disponible

 

With / avec W.S. Graham, Gregory Corso, Andrew Fentham, Louis Calaferte, Iain Britton, Jos Roy, Tristan Corbière, Michael Lee Rattigan, Clayton Eshleman, Denis Buican, John Taylor, César Vallejo, Anne-Sylvie Homassel, Cécile Lombard, Gary J. Shipley, Rosemary Lloyd, Bernard Bourrit, Mylène Catel, Nicolas Cavaillès, Ernest Delahaye, Sébastien Doubinsky, Gerburg Garmann, Michel Gerbal, Allan Graubard, Sadie Hoagland, James Joyce, João Melo, Andrew O’Donnell, Kirby Olson, Devin Horan, Dominique Quélen, Nathalie Riera, Paul B. Roth, Alexandra Sashe, Will Stone, Anthony Seidman, Ingrid Soren, August Stramm, Pierre Troullier, Romain Verger, Anthony Vivis, Elisabeth Willenz, Mark Wilson, Paul Stubbs, Blandine Longre et des essais sur / and essays about Charles Baudelaire, Francis Bacon. Images: Ágnes Cserháti, Olivier Longre, Will Stone, Devin Horan. Design: Sandrine Duvillier.

 

 

The Black Herald is edited by Paul Stubbs and Blandine Longre
Comité de Rédaction : Paul Stubbs et Blandine Longre

 

 

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31/08/2011

The Black Herald n°2 arrive

Black Herald.jpgLiterary magazine –Revue de littérature

The Black Herald  issue #2 – September 2011 - Septembre 2011
162 pages - 13.90 € – ISBN 978-2-919582-03-7

Poetry, short fiction, prose, essays, translations.
Poésie, fiction courte, prose, essais, traductions.

With / avec W.S Graham, Danielle Winterton, Dumitru Tsepeneag, Clayton Eshleman, Pierre Cendors, Onno Kosters, Alistair Noon, Anne-Sylvie Salzman, Róbert Gál, Andrew Fentham, Hart Crane, Delphine Grass, Jacques Sicard, Iain Britton, Jos Roy, Michael Lee Rattigan, Georges Perros, Laurence Werner David, John Taylor, Sudeep Sen, César Vallejo, Cécile Lombard, Michaela Freeman, Gary J. Shipley, Lisa Thatcher, Dimíter Ánguelov, Robert McGowan, Jean-Baptiste Monat, Khun San, André Rougier, Rosemary Lloyd, Hugh Rayment-Pickard, Sherry Macdonald, Will Stone, Patrick Camiller, Paul Stubbs, Blandine Longre. and essays about / et des essais sur Arthur Rimbaud, Tristan Corbière, Jacques Derrida. Images : Romain Verger, Jean-François Mariotti. Design: Sandrine Duvillier.

The Black Herald is edited by Paul Stubbs and Blandine Longre
Comité de rédaction : Paul Stubbs et Blandine Longre

http://blackheraldpress.wordpress.com/magazine/the-black-herald-issue-2/

Where to find the magazine and our books / Où trouver la revue et nos publications :

http://blackheraldpressbookshop.blogspot.com/p/add-to-cart-ajouter-au-panier.html

And soon in bookshops listed here / et bientôt dans les librairies suivantes:http://blackheraldpress.wordpress.com/buy-our-titles/

 

Black Herald Press : http://blackheraldpress.wordpress.com/

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To follow us on Facebook / nous suivre sur Facebook : http://www.facebook.com/BlackHeraldPress

& Twitter : http://twitter.com/Blackheraldpres

blackheraldpress@gmail.com

Submission guidelines

Co-edited by Blandine Longre and Paul Stubbs, the magazine’s only aim is to publish original world writers, not necessarily linked in any way by ‘theme’ or ‘style’. Writing that we deem can withstand the test of time and might resist popularization – the dangers of instant literature for instant consumption. Writing that seems capable of escaping the vacuum of the epoch. Where the rupture of alternative mindscapes and nationalities exists, so too will The Black Herald.

L’objectif premier de la revue, coéditée par Blandine Longre et Paul Stubbs, est de publier des textes originaux d’auteurs du monde entier, sans qu’un « thème » ou un « style » les unissent nécessairement. Des textes et des écritures capables, selon nous, de résister à l’épreuve du temps, à la vulgarisation et aux dangers d’une littérature écrite et lue comme un produit de consommation immédiate. Des textes et des écritures refusant de composer avec la vacuité de l’époque, quelle qu’elle soit. Éclatement des codes, des frontières nationales et textuelles, exploration de paysages mentaux en rupture avec le temps : c’est sur ces failles que l’on trouvera le Black Herald.

“Black Herald Press is an outstanding new imprint – physically and stylistically their books are a delight.” — Paul Sutton, Stride magazine, 10/2010.

« La ligne éditoriale de la revue s’attache avant tout à établir un horizon élargi et diversifié de genres, de langues et de styles. Aucun thème ni mouvement commun, simplement (et c’est là que se trouve tout le sel de ces pages) l’articulation d’hémisphères, quelques terres inconnues reliées les unes aux autres pour que le style, justement, de la revue, ce soit ce point de convergence des textes entre eux. » – Guillaume Vissac, 04/2011

“Its publication feels like an event, in terms of quality and scope (it’s bi-lingual and has its sights, like Blast long before it, on the more visionary and European aspects of poetry).” – Darran Anderson, 02/2011

« Aux commandes de ce navire de pirates, Paul Stubbs et Blandine Longre, dont on avait déjà loué ici la sauvage poésie d’expression anglaise. Tous deux ont eu l’audace d’offrir à leurs contributeurs cette étrange arène où la langue, par le système d’échos qu’ils ont construit, ne peut être que remise en cause. Lecture jamais confortable, jamais contentée, donc, que celle du Black Herald, où chaque page, chaque texte, dans sa version originale et / ou dans sa traduction est source d’inquiétude. On attend avec une impatience certaine la deuxième livraison (automne 2011, nous dit-on) de ce super-héraut. » – Le Visage Vert, 01/2011

 

10/10/2010

Une nouvelle maison d’édition, ses deux premiers ouvrages, une revue à venir. Pour les anglophones… mais pas seulement

tumblr_l9j4z9AJKM1qzqb0ho1_500.jpgBlandine Longre, Clarities, Black Herald Press, 2010

Paul Stubbs, Ex Nihilo, Black Herald Press, 2010

Paul Stubbs, poète anglais confirmé (voir, par exemple, son précédent recueil, The Icon Maker, Arc Publications, 2008), et Blandine Longre, traductrice et auteure de plusieurs textes en français publiés en revue, ont fondé une maison d’édition dont les deux premiers ouvrages viennent de sortir. « Les deux titres — Ex Nihilo (Paul Stubbs) ; Clarities (Blandine Longre) — sont deux œuvres sauvages aux fascinants parallèles. Black Herald Press se propose de publier au
cours de l’année 2011 une revue (poésie et proses courtes en anglais) que nous attendons avec une impatience non déguisée. » (Le Visage Vert, http://www.zulma.fr/visagevert).

Les éditeurs préparent actuellement une revue sous le signe de l'éclatement (des codes et des genres, des frontières nationales et textuelles, et exploration de paysages mentaux en rupture avec le temps) et qui, sans être complètement bilingue, rassemblera des textes (poésie, essais, fictions courtes) en anglais et en français, ainsi que certaines traductions (de l’anglais, du français, du roumain, mais aussi et entre autres du néerlandais et du russe), et accueillera des auteurs venus de divers horizons (États-Unis, Inde, Grande-Bretagne, France, Belgique, Corée, etc.). La revue, imprimée, sera diffusée par Internet et dans quelques librairies (France, pays anglo-saxons). Pour en savoir davantage, on peut lire l’entretien donné par Paul Stubbs dans le magazine 3:AM en septembre dernier :

http://www.3ammagazine.com/3am/five-for-black-herald-press-paul-stubbs/ 

 

 Une fois n’est pas coutume dans « notes et chroniques » : quelques citations en anglais, pour la circonstance :

Manifeste

“Black Herald Press – a truly new world poetry, wide awake and, like any new animal, subject only to the ever-changing processes of adapting to any sudden biological condition. A poetry born of no schools or workshops, so ready now to assimilate new rhythms, syntax and visions; to embrace the ‘originality’ of any ontological word-harvest and the assimilation of ‘all’ new inscrutable realities; to leave the pen as the needle of a seismograph, recording and tracing again across the page only the polysemic and chaotic tremors of the world.”

 

À propos de Ex Nihilo


 Ex Nihilo is an ambitious, unusual and thought-provoking work by a poet who is not afraid of pressing poetry to its limit, and beyond. If in T.S. Eliot fragments are shored against ruin, and hence look backward for sustenance, in Paul Stubbs’s poetry, fragments are the building blocks of thinking, writing and living right now.” (Tabish Khair)


“This is truly a masterpiece.” (Sébastien Doubinsky)


”Reading Ex Nihilo is like enduring one’s own autopsy fully conscious.” (Will Stone)


 

 

À propos de Clarities :


“A gifted intruder into a language which is not her own, Blandine Longre has achieved with Clarities the much sought-after — and too rare — transmutation of flesh into words. Dipping into them, disassembling them, painting each syllable with pain and wonder, she reinvents and explores a whole body of language — making it eventually hers.” (Anne-Sylvie Salzman)


Clarities is like a box of rare, dark jewels – each weighing in the hand and projecting an aura of strange light that deforms the shadows… They leave the reader breathless and wanting to drown some more. Absolutely stunning.” (Sébastien Doubinsky)


'Clarities' plays with language with a kind of dark jouissance reminiscent of James Joyce and Mina Loy, but with its body-games danced firmly in the here-and-now.” (Mark Wilson)

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