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26/11/2014

« Une histoire d’amour à l’aube de la grande guerre »

Correspondance, images, musique, Olivier Longre, NéômmeJeanne & Francis, Blog : http://jeanneetfrancis.tumblr.com   « Une histoire d’amour à l’aube de la grande guerre, une correspondance retrouvée un siècle après, un voyage musical par l’arrière-petit-fils d’un poilu.  Lyon. Eté 2013. En farfouillant dans les affaires de son grand père, Olivier Longre découvre une petite boite en métal qui lui semble bien antique ! A l’intérieur, tout une série de cartes postales et lettres. Certaines signées Jeanne, d’autres Francis.  Francis est l’arrière grand-père d’Olivier. En juin 1914, il est jardinier au Parc de la Tête d’Or, à Lyon, où il s’occupe du bon entretien des arbres et plantes. Il est marié avec Jeanne depuis 1907, avec qui il a un fils : Etienne, dit « Coco » qui a 2 ans.  Le 02 aout 1914, la mobilisation générale est annoncée et Francis doit rejoindre le 31ème Bataillon de Chasseurs à Pieds. Malgré la censure et la lenteur de l’acheminement du courrier, Francis et Jeanne vont s’écrire très régulièrement. » http://jeanneetfrancis.tumblr.com   https://www.facebook.com/jeanneetfrancis  http://www.neomme.com  http://www.olivierlongre.com Jeanne & Francis, Blog.

http://jeanneetfrancis.tumblr.com

« Une histoire d’amour à l’aube de la grande guerre, une correspondance retrouvée un siècle après, un voyage musical par l’arrière-petit-fils d’un poilu.

Lyon. Eté 2013. En farfouillant dans les affaires de son grand père, Olivier Longre découvre une petite boite en métal qui lui semble bien antique ! A l’intérieur, toute une série de cartes postales et lettres. Certaines signées Jeanne, d’autres Francis.

Francis est l’arrière grand-père d’Olivier. En juin 1914, il est jardinier au Parc de la Tête d’Or, où il s’occupe du bon entretien des arbres et plantes. Il est marié avec Jeanne depuis 1907, avec qui il a un fils : Etienne, dit « Coco » qui a 2 ans.

Correspondance, images, musique, Olivier Longre, NéômmeJeanne & Francis, Blog : http://jeanneetfrancis.tumblr.com   « Une histoire d’amour à l’aube de la grande guerre, une correspondance retrouvée un siècle après, un voyage musical par l’arrière-petit-fils d’un poilu.  Lyon. Eté 2013. En farfouillant dans les affaires de son grand père, Olivier Longre découvre une petite boite en métal qui lui semble bien antique ! A l’intérieur, tout une série de cartes postales et lettres. Certaines signées Jeanne, d’autres Francis.  Francis est l’arrière grand-père d’Olivier. En juin 1914, il est jardinier au Parc de la Tête d’Or, à Lyon, où il s’occupe du bon entretien des arbres et plantes. Il est marié avec Jeanne depuis 1907, avec qui il a un fils : Etienne, dit « Coco » qui a 2 ans.  Le 02 aout 1914, la mobilisation générale est annoncée et Francis doit rejoindre le 31ème Bataillon de Chasseurs à Pieds. Malgré la censure et la lenteur de l’acheminement du courrier, Francis et Jeanne vont s’écrire très régulièrement. » http://jeanneetfrancis.tumblr.com   https://www.facebook.com/jeanneetfrancis  http://www.neomme.com  http://www.olivierlongre.com Le 02 aout 1914, la mobilisation générale est annoncée et Francis doit rejoindre le 31ème Bataillon de Chasseurs à Pieds. Malgré la censure et la lenteur de l’acheminement du courrier, Francis et Jeanne vont s’écrire très régulièrement. »

 

 

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09/05/2011

Accueillir la désillusion

Correspondance, francophone, Raymond Queneau, Dominique Charnay, Pierre Bergounioux, éditions Denoël, Jean-Pierre LongreDominique Charnay, Cher Monsieur Queneau. Dans l’antichambre des recalés de l’écriture. Préface de Pierre Bergounioux, Denoël, 2011

De 1938 à 1974, Raymond Queneau écrivit abondamment, publia beaucoup, exerça maintes activités liées en général à la littérature, et lut pour les éditions Gallimard une quantité phénoménale de manuscrits, en tant que « chef du comité de lecture ». Énorme travail, qui impliquait de rédiger des fiches, de prendre des décisions, donc – opération  délicate – de « recaler » la plupart des candidats au métier d’écrivain tout en laissant leur chance à ceux qui paraissaient appartenir « à la communauté des autres écrivains », comme Marguerite Duras, Hélène Bessette, Boris Vian, J.-M. G. Le Clézio, Claude Simon… Au long de ces années, Queneau s’acquitta avec conscience, scrupules, lucidité et humanité de sa tâche ardue.

Le recueil présenté par Dominique Charnay et subtilement préfacé par un Pierre Bergounioux mettant en avant, particulièrement, l’aptitude de Queneau à susciter « les confidences de ceux qui, à tort ou à raison, se sentent habilités à écrire », ce recueil, donc, est un florilège des lettres de ces derniers, soigneusement conservées par leur destinataire. En les lisant, on comprend pourquoi : pittoresques, attendrissantes, naïves, provocantes, ironiques, désespérées, humoristiques, furieuses, poétiques, modestes, orgueilleuses, incompréhensibles, flagorneuses, menaçantes, elles sont le reflet de tous les tempéraments, elles témoignent de toutes les réactions imaginables et inimaginables des déçus de la création, ou de leurs porte-parole – car certains écrivent même en lieu et place de leurs père, fils, neveu, épouse… Il y a ceux qui s’humilient honteusement, ceux qui exercent le chantage affectif, ceux qui, pathétiquement, tentent de plaire en imitant la manière de leur destinataire, ceux qui, non moins pathétiquement, de la jouent stylistes détachés ou poètes maudits… Mais constamment, dans ces adresses au « maître », à « Monsieur Queneau », à « Monsieur », on devine une confiance accordée à la « franchise » du lecteur qui prend ses responsabilités, et dont la réputation de sérieux et de « bonté » provoque parfois de véritables confessions ; il n’est pas indifférent non plus que Queneau soit un écrivain reconnu, apprécié, comme le sont les autres lecteurs de la maison Gallimard, la distance humoristique en plus : le ton de ces missives s’en ressent, parfois avec une certaine réussite.

Ce livre n’est pas du Queneau, mais il n’aurait évidemment pas existé sans Queneau – le lecteur professionnel, et aussi l’écrivain, l’artisan qui sait reconnaître ses pairs et accueillir la désillusion avec un sourire compréhensif.

Jean-Pierre Longre

 

P.S. : Un sommet humoristique est gravi par la société Picon, dont une lettre reproduite en annexe commence ainsi :

« Monsieur,

         Nous avons appris avec grand plaisir que pour l’Apéritif vous donniez volontiers votre préférence à l’AMER PICON (Cf/ CANDIDE du 16 NOVEMBRE).

         Dès lors, voulez-vous nous permettre de vous offrir gracieusement 6 Bouteilles, que nous ferons déposer, à votre nom, aux Editions GALLIMARD, pour vous remercier du témoignage de fidélité que vous donnez à notre Marque ».

        

www.denoel.fr